Le masque, c'est surtout pour me protéger d'éventuelles éjaculations divines.
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Lisabuzz.com parle de Dr Kpote et Mr Sexuel : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Dr Kpote et Mr Sexuel, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Didurban mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Dr Kpote et Mr Sexuel et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com
Ce matin à Noisy-le-Sec (93) :
– Monsieur, j'ai vu sur internet… où j'sais pas où… que si on se fait "dévierger" et qu'on attend 6 mois sans rien faire… Et ben, le truc, l'hymen, il repousse.
La classe pouffe un peu mais pas trop (on ne sait jamais, si c'était vrai…)
– Sur le Coran de la Mecque, m'sieur, il repousse. Je l'ai vu sur internet.
Allah est encore plus grand… sur mon écran.
Publié par didurban à 21:08:52 dans Pensées partagées | Commentaires (2) | Permaliens
Je ne suis pas certain de partager vos dithyrambes concernant Polisse. Du coup, je ne suis pas certain d’aller le visionner… Peut-être parce que la protection des mineurs, on est dedans toute l’année mais aussi surtout parce que je crains de faire un léger nervous breakdown et j’ai d’excellentes raisons de le craindre…
Il y a quelques mois, j’ai éprouvé le besoin de rencontrer des mecs de la brigade des mineurs en chair, en os et en tripes, histoire d’obtenir quelques contacts nominatifs et directs, utiles en cas d’urgence, de révélations de violences sexuelles et autres histoires sordides nécessitant l’intervention de la police. Le rendez-vous a été fixé dans un restaurant parisien grâce à une de mes connaissances chez les bleus (Ne cherchez pas, ce n’est pas Ribéry).
Le type était de premier abord sympathique, le look civil Quéchua-l’air-de-rien commun au keuf qui veulent se fondre dans la masse. Toutefois il semblait un rien fatigué, voire désabusé par de sombres histoires de hiérarchie. Du classique. Rien du commissaire poudreux à l’indic nasal ou du pandore bling-bling, laissant son ADN sur les moquettes du Carlton. On a commandé, pris un coup de rouge et je lui ai parlé de mon job de prévention, des révélations faites par les unes et les uns, de mes attentes le concernant. Il m’a écouté tout en taillant sa bavette, et puis, ce responsable d’un service de la brigade des mineurs me dit, en souriant, que quand même, toutes ses filles, qui viennent les voir juste parce qu’on leur a peloté un peu les seins alors qu’elles arborent un décolleté aguicheur, et bien ses filles, elles exagèrent un peu… Limite si je n’ai pas droit au petit clin d’œil, genre « on s’est compris » entre mecs qui en ont, sous la douche du gymnase. Et oui, ils ont d’autres chats à fouetter les défenseurs de l’orphelin : il y a du vrai homicide à se mettre sous la dent alors les petites histoires de viols de l’intimité de ces gamines qui le cherchent bien… Comme les baqueux ou le GIGN, le type marche au gros shoot d’adrénaline pimentée de testostérone. Il tance un peu ces filles qui font des fellations pour un oui ou un non et qui viennent se plaindre (Il paraît que dans le film justement, une fille raconte à des flics qu’elle doit faire des fellations pour récupérer son portable et ça les fait bien marrer). J’entends souvent ce genre d’histoire où sucer une bite devient une monnaie d’échange ou répond à un chantage affectif bien huilé, bien orchestré. Et la réponse masculine est souvent la même : elles n’avaient qu’à dire non si elles n’étaient pas si consentantes que ça… DSK pourrait revenir à l’Intérieur sans souci.
Mais la cerise sur le gâteau, c’est quand on aborde le volet des collègues féminines de la brigade : il y a en vrac, la salope qui allume dans les vestiaires, celle qui cherche les coups de bite et qui se plaint qu’on la traite comme une vulgaire pute, la gonzesse qui veut jouer au mec…etc. Je laisse tomber le dessert et demande l’addition, prétextant un RDV. Le type me filera son numéro de portable…que j’ai balancé dans une poubelle, dix mètres après la sortie du restaurant. Je suis reparti non pas indigné, mais passablement dégoûté.
On peut se dire qu’après tout, ces héros du quotidien sont comme tout le monde, avec leurs grandes actions au service de l’humanité et leur part d’ombre commune à tout être humain. Mais ce qui m’a le plus choqué, c’est que nous étions dans un RDV professionnel, entre acteur de prévention et là, le discours tenu était inacceptable. Nous n’étions pas en train de disgresser au troquet pour masquer un peu la saleté de cette putain de vie et tenter de se sauver en s’essayant au cynisme houblonné. Des conneries, on en dit tous, pour prendre de la distance quand la réalité est trop lourde à digérer mais dans le cadre du boulot, on s’abstient. Il est grand temps de créer des postes de psychologues dans ces services de police, certes pour accueillir les victimes mais surtout pour faire un suivi des flics.
Publié par didurban à 13:09:52 dans Police partouze, justice à poil | Commentaires (3) | Permaliens
j'ai rencontré ce matin, à Aubervilliers, une fille qui, pour protéger sa virginité, a pratiqué le tsunami. Autrement dit la pénétration par les fesses… J'ose espérer qu'elle a été submergée par une vague de plaisir…
Publié par didurban à 12:21:59 dans Amis de la poésie | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par didurban à 14:47:35 dans Police partouze, justice à poil | Commentaires (1) | Permaliens
C’est la rentrée ! On a tous troqué notre cabas de plage érodé pour un beau sac en cuir débordant de nouvelles résolutions, qui seront probablement bien enterrées sous des chrysanthèmes à la Toussaint. Du coup, pour jouir pleinement de cette période de migration de nos objets personnels d’un contenant à un autre, je suis allé mettre le nez dans le sac des filles et y renifler l’air du temps. La bienséance voulant qu’un homme dans la fleur de l’âge se refuse à fouiller le sac de ces demoiselles, j’ai profité donc des largesses de cet "over" blog où celles-ci offrent leur intimité à notre "over" curiosité, sans pudeur.
Excité comme un pou découvrant un nouveau scalp, je scrolle comme un dingue sur le quotidien de toutes ces filles qui exposent leur vie en bandouillère. Mais au-delà de la simple curiosité, c’est la déformation professionnelle qui motive mon passage sur ce site : vérifier si les messages de prévention autour des IST et des grossesses non désirées ont un impact sur la configuration-type du sac à main moyen. Je dis « à nouveau », car en février 2008, j’avais déjà tenté l’expérience (ici) et comme je suis curieux par nature, je suis revenu à la charge plus de trois ans après. À l’époque, les filles possédant des préservatifs dans leurs sacs n’étaient pas légions. Et bien les temps n’ont pas vraiment changé. Je me suis cogné 200 sacs, histoire d’avoir un chiffre rond pour faire mon Ipsos, et seulement cinq filles revendiquent, photos à l’appui, la présence de condoms dans leurs effets personnels… Ça fait seulement 2,5 % de meufs qui officialisent le fait de vouloir se protéger lors d’éventuelles relations sexuelles !
Et pourtant, ma quête débutait plutôt pas mal puisque je suis tombé assez rapidement sur Angel, en dernière année de diplôme infirmière qui nous montre son sac le 8 août 2011 en commentant : "un préservatif (toutes les filles devraient en avoir un)"… Non seulement, Angel est une fille « qui n’en a », mais en plus incite les autres, le tout entre parenthèse, à en avoir. Cette future infirmière qui véhicule déjà un vrai message de prévention, ça réconforte la fibre du vieux militant que je suis.
Sandra, le 26 juillet, est plus informative : "petite boite pour hygiène intime & préservatif". On ne s’étendra pas plus, le préservatif semble intégré.
Angélique, 17 ans, effeuillant le contenu de son excroissance en cuir le 22 juillet se fend elle, du message un rien stéréotypé mais efficace : " ...Sortez couverts ;)"
Laura 22 ans, étudiante en chimie en Italie, elle, les cachent, tout comme ses médicaments traduisant une certaine faiblesse physique : "diverses choses cachées dans une pochette intérieure (barrette et serre tête pour le laboratoire, antiépileptiques, préservatifs, serviette)"
Cindy, le 28 sept 2010 se dédouane un peu : "La pochette-pharmacie avec : divers pansements de toutes tailles, préservatif (offert par une oeuvre caritative)…" Elle nous suggère que la présence de cet obscur objet du désir dans son sac n’est pas de son fait mais qu’elle les a gentiment acceptés d’une association représentée par un type comme moi. Hé Cindy, ce n’était le Dr Kpote, ton gentil dealer ?
Curieusement, ces cinq libertines complètement saoules de luxure n’ont qu’un seul exemplaire de préservatif à portée de sexe… Pour la remise du couvert, ce sera donc, le gland à l’air… Pourtant ce n’est pas faute de vous les répéter : "ayez toujours plusieurs préservatifs sur vous, afin de palier aux petits incidents de pose ou de pouvoir répondre à une envie frénétique de recommencer jusqu’au bout de la nuit"
À celles qui soupirent déjà en pensant très fort : "quel gros con, il n’y a pas que des filles hétéros…", je répondrai seulement que je n’ai pas aperçu, non plus, l’ombre d’un préservatif féminin, suggérant un cuni sans décharge virale.
Au fait, ça fait des années que les magazines féminins essayent de nous faire croire que vous êtes toutes addict au sextoy et pourtant, il me semble que ceux-ci sont étonnement absents de vos sacs. Quelle déception ! Moi, qui vous imaginais, profitant de la pause déjeuner en train de faire vibrer votre clitoris un pied sur la lunette des toilettes. À moins que le Labello, omniprésent dans vos sacs…
Autre curiosité, les filles parlent majoritairement des fameuses boîtes à Nana qui semblent faire l’unanimité pour ranger leurs tampons ou serviettes hygiénique. L’avantage de ses boîtes, hormis leur design fort sympathique, c’est qu’on n’a plus besoin de nommer ce qu’elles contiennent. Du coup, on entretient une sorte de tabou autour des règles, un retour d’une vieille omerta sur les menstruations. Par exemple, Mathilde, 20 ans, parle de sa "boîte pour les petits soucis mensuels féminins ;-)" Beaucoup d’autres signalent "des trucs de filles au cas où... ( si vous voyez ce que je veux dire)"…
Les filles du « sac-des-filles », donc, ne se protègent pas ou vivent toutes en couple ? Celles qui fréquentent ce blog semblent avoir entre 17 et 30 ans, on peut donc supposer qu’elles ne sont pas toutes mariées et fidèles… Ou alors l’époque est d’un conservatisme qui fait froid du côté du sacrum.
Nous sommes peut-être en face d'une génération d'abstinentes et je suis tombé sur 195 sacs de Sainte-nitouche. D’ailleurs, Sab (19 août 2010) et Louise (17 mars 2010) semblent avoir trouvé la parade pour lutter contre le péché et les risques d’infections qui vont avec, grâce au "chapelet en bois" dans leur sac. Emeline propose "du gel anti-bactérien contre toutes les maladies qui courent :-)"… Les séropos apprécieront.
Les filles se foutent complètement des IST et dans ce cas, c'est un échec cuisant de toutes les politiques de prévention. Autrement dit, on a encore du pain sur la planche.
Mais l’hypothèse la plus probable est que les filles n'osent pas montrer la présence de préservatifs dans leurs sacs même sous le couvert de l'anonymat. Ça en dit long sur la peur de passer pour une salope chez celles qui revendiqueraient l'utilisation de préservatifs. Au hasard des commentaires sur le blog, j’ai vu qu’une jeune femme se faisait traiter de pute parce qu’elle avait choisi un sac rouge ! on peut imaginer aisément que certaines craignent les noms d’oiseaux à venir en affichant ouvertement toute forme de liberté sexuelle.
En 2008, j'avais laissé un commentaire à l'une d'elles, en lui demandant pourquoi il n'y avait pas de préservatifs dans son sac. Elle m'avait gentiment répondu qu'elle avait omis de le signaler, donc qu'elle les avait bien enlevés pour la photo…
De nombreuses jeunes lycéennes hésitent puis refusent de prendre les préservatifs que je leur tends en fin d’animation. Souvent, l’œil inquisiteur des autres y est pour beaucoup. Elles craignent pour leur réputation. Certaines filles voient leurs sacs régulièrement visités par des frères ou des mères suspicieux. Du coup, pas question, pour elles de se traîner cet objet, véritable signature de débauche à venir et surtout, ô scandale, forcément programmée : « La faute » avec circonstances atténuantes… Du coup, lors d’un premier rapport, elles dépendent totalement de la volonté ou pas du garçon de se protéger, donc de les protéger.
Pour conclure cette belle balade du « care-en-sac », je demande promptement à Maeva (25 oct 2010) de m’expliquer cette phrase énigmatique : " une pince pour ma touffe (ça sert toujours)"… En tout cas, Maeva, crois-moi, si certains en pincent pour ta touffe, protège là.
Publié par didurban à 13:34:07 dans Pensées partagées | Commentaires (9) | Permaliens
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