• Passer sa journée dans un lycée au bord de la forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye, ça change de la verticalité grise des banlieues paupérisées. On se transporte dans le monde merveilleux des vélos et des marchés bio, avec un petit air d’Amsterdam en bord de Seine, coffee et tapins en moins. Et, puisqu’on parle de coffee, c’est après un gobelet de caféine plus que diluée, avalé en salle des profs, que j’ai mené ma première animation sur les conduites addictives devant une classe peu expressive, bien accrochée à sa Smartphone dépendance.

    J’ai enchaîné sur un second groupe de fils et filles de bonne famille,mignons tout plein, à qui on pouvait donner, dans ces contrées de Croisés, le bon Dieu, ses saints et tout le pinard de la messe sans confession.« Je suis né dans une famille plutôt aisée […]. Je me souviens pas avoir fait trop de conneries étant petit […]. * »

    Mais,la confiance s’installant, les gamins ont ôté leur masque bien propret et se sont lâchés sur leur propension à se retourner le cervelet. Ensemble, on a donc feuilleté la pléiade de la défonce imprimée sur papier OCB.

    On a démarré gentiment sur les histoires de bédo-dodo, où, le soir,pendant que les darons récupèrent de leurs dures journées de décideurs, aidés parfois d’un quart de Lexo ou d’un bourbon,leur progéniture s’enfume, avec un mauvais shit coupé au henné,avant de s’« iPodtoucher »pour « Nique[r]sa mère, le blizzard * ».

    Certains voulaient arrêter la bédave en journée, mais, forcément, ils ne faisaient que procrastiner. Le shit, c’est l’antidépresseur du jeune, le Prozac du mineur sans carte Vitale, pas remboursé par la Sécurité sociale. On a parlé de cette différence fondamentale entre le bédo partagé pour désinhiber en soirée et la fumée clandestine sur fond de solitude et d’introspection.

    « […]Ça fait maintenant presque six mois que je dors à peine […]. Et quand je me regarde dans le miroir, je vois un mec bizarre. Pâle,translucide, tellement livide. À faire sourire un génocide * […]. »

    Je leur ai annoncé que, pour la première fois, des autotests de dépistage du cannabis allaient être commercialisés dans les bureaux de tabac.Ils seront destinés aux fumeurs occasionnels qui doivent prendre la route, mais aussi aux parents pour faire de la prévention auprès de leurs enfants. « Pour nous fliquer, oui ! »ont-ils répondu d’une seule voix. On s’est dit que ça n’allait pas arranger les relations dans certaines familles et qu’il serait temps d’avoir, enfin, un vrai débat sur la légalisation dans ce pays.

    Puis un garçon, qui s’était probablement fait un p’tit dej rasta, nous a fait partager ses souvenirs de vacances au Mexique. Pas besoin de se cogner les pyramides mayas pour que la balade précolombienne se transforme en tourisme ascensionnel : le mec s’était essayé à la mescaline. Il avait ouvert les portes de la perception et,visiblement, les gonds avaient un peu sauté. Pendant que ses vieux sirotaient leur margarita à l’aquabar du club, lui, chamanait comme les Floyd en devisant avec les cactus. Les voyages formant la jeunesse, il voulait maintenant tenter l’aventure du LSD en soirée.Je le lui ai déconseillé, arguant que son cerveau n’était pas suffisamment mature pour encaisser une succession de baffes psychédéliques. Mais, comme il insistait, on a parlé dosage et quart de buvard, environnement favorable et sécurisé.

    « Docteur,il me faut un truc. N’importe quoi. Sinon je vais craquer […]. »« Histoire de s’amocher à fond avant d’être vieux.D’agrandir les valoches qu’on a déjà sous les yeux. * […]. »

    Vu que nous étions bien partis dans l’almanach des drogues, les filles ont pris le relais avec les ballons gonflés au proto (le protoxyde d’azote des diffuseurs d’air sec ou de bombes à chantilly). Elles en inhalaient tous les jours depuis plusieurs mois et se tiraient des barres de dingue. Dernièrement, deux d’entre elles avaient fait un malaise dans la rue. Le voile noir devant les yeux,la perte d’équilibre et le bitume qui ramène à la dure réalité.Je les ai questionnées sur leurs motivations. La montée, le fou rire…, les effets étaient courts, mais bons. Et puis le proto est légal. On peut le glisser dans le Caddie avec, en prime,l’approbation des parents. Un coup de proto et les sales poussières qui obstruaient le canal du bonheur dans le cerveau s’évanouissent.La défonce sans avoir à quémander au pied d’une cité et risquer de se faire « bolosser »ou « tourner »,c’était leur façon de réduire les risques… J’ai un peu chargé sur d’éventuelles lésions, les dépressions respiratoires et arrêts cardiaques en cas d’inhalations répétées. On avait quitté le monde des Bisounours et des macrobios…

    « Wohwoh woh woh, qu’est-ce que tu fais ? Arrête ! Qu’est-ce qui t’prend d’faire des trucs pareils ? Qu’est-ce qui va pas, parle-moi, tu sais qu’tu peux tout m’dire !  […]. T’as tout ! T’as toutes les cartes en main.* […] »

    Le soir, j’avais une réunion avec des parents d’élèves. Ils ne comprenaient plus rien à cette société qui interdit et tolère à la fois. On a échangé sur ce temps d’expérimentation spécifique à l'adolescence et sur la difficulté de tenir coûte que coûte les fameuses limites salvatrices difficiles. Alors, pendant que leurs gosses jouent les psychonautes, certains observent leur décollage,en espérant qu’ils rejoignent sains et saufs, sur la grande orbite de la vie, les postes vacants du crack 40.

     

    DrKpote

     

    * Extraits des titres Sainte Anne (2011) et Blizzard(2013), du groupe Fauve (Corp).


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  • La fille, on va la nommer Leïla, parce qu’elle mérite bien un vrai prénom plutôt qu’une simple lettre de l’alphabet suivie d’un point. Avec un prénom, même changé, on peut se projeter, alors qu’avec une lettre on a envie de tout jeter. Leïla, elle a beaucoup essayé de participer pendant l’animation. Je dis bien « essayé », parce qu’elle était aphone. Un soupir prenait naissance dans ses cordes vocales pour mourir au bout de ses lèvres. Je devais me pencher vers elle pour bien traduire ses réflexions, m’assurer, en répétant, que j’avais bien compris. Les autres se foutaient de sa gueule. On est sans pitié à 17 ans. Qu’importe, je la motivais à s’exprimer, réclamais le silence pour elle, avec d’autant plus de force que ses interventions étaient fines, intelligentes, toujours à propos. Du coup, une petite connivence s’est installée entre nous, comme entre un étranger et son traducteur : je devenais sa voix, son amplificateur. Nos yeux se rencontraient sans arrêt. Ils ont même fini par ne plus se quitter. Aussi, à la sonnerie, quand le reste de la classe a filé en intercours, je n’ai pas été surpris de la voir traîner un peu et venir à ma rencontre.

    « Vous parliez, tout à l’heure, d’adresses pour les gens en difficulté…

    – Les consultations cannabis ? (L’intervention portait sur les drogues.)

    – Non, pour d’autres problèmes.

    Alors, j’ai vu sa bouche se tordre un peu et ses yeux, plus brillants, me fixer. J’ai arrêté immédiatement de ranger mon sac et je me suis assis sur la table, à quelques centimètres d’elle. J’ai pressenti le vent du boulet à venir. Du coup, j’en oubliais même de vérifier si la porte était restée ouverte, comme il se doit quand on ne veut pas risquer la condamnation de couloir genre « vieux vicelard ».

    – Tu veux parler de violence ?

    Elle acquiesce.

    – Violences sexuelles ?

    Les larmes coulent sur ses joues, ses épaules sont secouées par des hoquets profonds,  mais le tout en silence 

    – Tu as subi un viol. C’est bien ça. L’agresseur est au lycée ?

    – Non, dans ma famille… »

    16 heures… Ma fin de journée venait de croiser celle de Leïla : nous étions figés, comme stoppés net au feu rouge, sur le carrefour de l’horreur. Qui avait la priorité pour parler ? Je n’osais pas la prendre dans mes bras, de peur que la porte s’ouvre sur une horde de lycéens et leur prof, et d’avoir à plaider pour ma défense. On a fabriqué une société de flics dans laquelle un adulte doit se méfier avant de consoler une adolescente qui vacille à quelques centimètres du précipice… Je pensais à mes enfants que j’étais censé récupérer à l’école ; au timing, un peu serré, que j’avais soigneusement organisé ; à l’apéro prévu avec des potes… Comme si je voulais m’échapper… Mais, face aux larmes de Leïla, tout ça ne pesait pas grand-chose. Être là et bien là, avec elle, dans l’instant… La révélation certainement pas fortuite attendait suite. Curieusement, je n’ai pas eu envie de précipiter les choses, de crier au procureur, de hurler au loup et au « signalement ». Tout dans l’attitude de cette fille m’avait bouleversé et je comprenais mieux les raisons de la grève de ses cordes vocales, surtout quand elle m’eut signifié que ça faisait des années que « ça », l’innommable, durait. Après avoir vérifié que l’agresseur ne vivait pas sous son toit, je lui ai demandé son adresse mail et si elle serait au lycée le lendemain, car je devais revenir. J’avais besoin de temps. Je ne voulais pas lancer une procédure dans une urgence de rigueur et dénuée de recul. Je la rassurais et lui assurais que j’allais donner suite. J’avais une autre classe qui s’impatientait et l’infirmière n’était plus là. Je devais me laisser la soirée de réflexion.

    Ce soir-là, j’ai dû jeter le combiné du téléphone vingt fois contre le mur. Autant de fois que je tombais sur un numéro vert qui ne fonctionnait plus après 19 heures… Puis j’ai poireauté trente-cinq minutes, montre en main et nerfs en pelote, sur le 119, tout ça pour qu’on me dise ce que je savais déjà, froidement, administrativement…. C’est finalement une amie qui travaille en prévention sur la protection de l’enfance qui m’a donné les coordonnées d’une association relais non loin de ce lycée et qui était agrémentée pour accueillir pendant soixante-douze heures les ados sans l’obligation de lancer une procédure judiciaire. Je me suis dit que cela pouvait être un temps de réflexion et de débriefing parfait pour elle, avant de programmer l’énorme machine à broyer de la justice.

    Le lendemain, dès l’ouverture du lycée, j’ai expliqué la situation à l’infirmière, qui comme moi, la veille, a encaissé l’uppercut. Sa journée, aussi, venait de basculer.

    Nous convenons de faire venir Leïla à l’infirmerie à la récré de 10 heures. Pour cela, je vais devant sa classe et, dès que je la vois, je lui signifie rapidement, pour ne pas trop alerter ces camarades de classe, que j’ai l’adresse pour l’ami de son frère et que je peux la lui donner à 10 heures.

    Entre-temps, l’infirmière a averti la proviseure. Celle-ci nous rejoint alors que je m’apprêtais à accompagner, avec son accord, Leïla dans l’association relais. La proviseure parle tout de suite de procureur, de justice, de sa propre responsabilité, de démarches administratives, d’assises… Leïla se tend, se rebiffe, puis rentre dans sa coquille et refuse de venir avec moi. Elle a compris qu’elle vient d’ouvrir la poubelle de son vécu et que celle-ci ne se refermera plus, distillant ses sales relents dans l’arrière-cuisine familiale, pourrissant définitivement l’album photo de ses parents… Ça ne sera plus jamais comme avant. Douze ans de silence depuis le premier viol subi à l’âge de 5 ans et, en quelques secondes, la machine qui s’emballe… Du coup, elle se rétracte, ne veut pas entendre parler de justice, la peur au ventre. Logique.

    La proviseure a lancé la procédure, et Leïla est rentrée chez elle. Moi, je suis parti vers d’autres lycées, les tripes à l’air, avec la sensation de l’avoir trompée sur la marchandise. Bien que largement flatté par la proviseure sur ma capacité à provoquer les confidences, j’avais mal du côté de l’ego, tant je me voyais en Delarue de la prévention, prompt à faire parler mais ayant failli dans le suivi. Je suis resté en contact avec l’infirmière du lycée, et les dernières nouvelles étaient plutôt bonnes : Leïla avait tout dit à ses parents et ceux-ci la soutenaient… La reconstruction sera longue, mais elle ne se fera pas seule, dans un foyer, et ça, c’est déjà pas si mal… Mais je reste convaincu que si on avait pris le temps, sans la mettre au pied du mur, on aurait épargné à Leïla un sale moment. Quand je revois la terreur dans son regard au moment où la proviseure est entrée dans l’infirmerie, je reste, moi aussi, sans voix.


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  • Déambuler à huit heures du matin dans les rues d’une cité dortoir de l’Essonne, avec ses maisons témoins bien rangées, relève de la Near Death Experience. Période hivernale oblige, il fait encore nuit à l’ouverture des lycées et je partage le blues des ados emmitouflés dans leurs parkas, rejoignant, dans les premiers frimas, ce qui ressemble plus à un pénitencier qu’à un bahut. Cerise sur le space cake, les gendarmes locaux organisent une fouille à la descente des bus, sous commission rogatoire, d’après l’un d’eux. Il ne manque plus que le rythme cardiaque amplifié pour pasticher Midnight Express

    Mauvaise coïncidence, les drogues étant le sujet de mes animations, j’ai dû me justifier toute la journée, les jeunes m’ayant identifié comme baqueux à la recherche d’éventuelles balances. Pourtant, la répression, ce n’est pas ma came. Surtout quand elle est stéréotypée comme me l’ont signalé les élèves de la première seconde rencontrée. Seuls l’Arabe et le noir de la classe avaient été palpés, alors que les gros fumeurs étaient des céfrans bien blancs. Forcément, on a disserté sur les stéréotypes qui associent bêtement les jeunes de cités avec la vente et la consommation de cannabis, sur l’obstination des keufs à farfouiller dans l’illégal alors que des produits comme l’alcool ont pignon sur rue. Je leur ai rappelé quand même au passage que la vente d’alcool aux mineurs était interdite, ce qui les a bien fait marrer tant la loi semble peu appliquée.

    Discourir sur les drogues dans un cadre institutionnel, ce n’est pas simple. Même si j’insiste sur le caractère confidentiel de mon intervention, les jeunes se méfient des oreilles qui traînent. Mais, en axant sur le festif et ses excès, on réveille vite le vécu du dernier week-end à la manière d’un relargage de THC. La classe se scinde : il y a ceux qui ont exploré les limites du conscient et les autres qui regardaient Koh Lanta avec les darons. Un élève signale que c’est dans le cadre festif que le cannabis et l’alcool se banalisent, les conséquences étant minimisés par l’ambiance, le partage et les bonnes barres qu’on se tire entre potes.

    Ils racontent le dernier anniversaire où les parents (ben voyons) avaient limité la conso à trois bouteilles de whisky. Mais on n’est pas sérieux quand on a quinze ans, et une fois l’autorisation entérinée, la mise de départ avait triplé, histoire de « se mettre bien ». Après tout, comme le résume si bien Raoul dans les Tontons Flingueurs : on n'est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs.

    On a félicité les abstinents d’un soir en convenant que résister aux pressions du groupe, ce n’était pas si simple. Entre mecs, il n’est pas rare qu’on se traite de pédés ou de castrat si on ne fait pas comme les autres : c’est une vraie bolosserie, comme le glissera l’un d’eux. Un piège à cons en quelque sorte. On a fait un point sur les risques encourus dans l’abus : coma éthylique, étouffement par les vomissements, accidents de la circulation… Mais c’est malheureusement toujours la peur de se faire engueuler qui prime sur la survie du pote en bad.

    Comme à chaque fois, le GHB s’est invité dans le débat. En évoquant uniquement son utilisation criminelle (tentatives de soumission chimique), les médias se bâfrent de viols en boite pour mieux nous vomir du fait-divers. Du coup, les ados conjecturent sur la présence ou pas de cette molécule dans leurs verres, même s’il s’agit d’un produit à très faible prévalence à leur âge. On en oublie que la véritable drogue du violeur, c’est l’alcool. Après plusieurs vodkas, on peut ressentir une envie forte de passage à l’acte et être débordé par ses émotions désinhibées. Le cocktail au mauvais goût d’agression sexuelle, c’est la fille qui strip et le mec qui trip. J’évoque « le consentement éclairé » tout en ironisant sur le fait que cela n’a rien à voir avec le nombre de lampes de chevet autour du lit, histoire de détendre l’atmosphère. En général, le silence qui suit est évocateur : à deux grammes, l’autre devient plus un objet sexuel, une cible potentielle que l’icône de la love story à construire. On bégaye plus facilement du pipeau qu’on sort les violons. 

    - Monsieur, si la fille porte plainte et que nous aussi, on était bourré ?

    - Le fait d’être soi-même sous l’emprise d’un produit n’excuse rien. Monsieur le juge, j’ai braqué la banque mais j’avais bu, ça ne marche pas alors pourquoi ça excuserait un viol ?! Le consentement éclairé s’adresse surtout aux vautours qui bavent sur leur proie titubante.

    - Ouais mais si la meuf  bourrée, elle chauffe grave…

    - Rien ne vous empêche de la raccompagner en lui expliquant qu’elle n’est pas en état. Quitte à lui soutirer son 06 et la rappeler le lendemain ! 

    Chez l’ado, la consommation immédiate étant un précepte de survie, ma proposition de repousser au lendemain le coup programmé ne trouve généralement que peu d’écho favorable.

    Dans cette société où les bars vendent du Before et du Happy Hour à tout va, où les alcooliers parrainent les fêtes étudiantes et où l’initiation à l’alcool se passe en famille, nous nous devons de repenser la prévention et ses outils. Vu que les adultes font plus l’apéro que leur boulot, le regard bienveillant des pairs, la sensibilisation à l’empathie au sein de la bande peuvent en faire partie. Ce que je leur ai dit, histoire de se quitter sur une note d’espoir.


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  • Le Sidaction. La grande messe médiatico-people fait son outing. Ce matin, sur Inter, c’est Jean-François Delfraissy, président de l’ANRS ( Agence Nationale de Recherche sur le Sida) qui ouvre le bal.

    Il compare son budget à celui de la Grèce en expliquant qu’il ne sait pas comment il va boucler l’exercice 2010. Alors 2011… Et pourtant, on n’a jamais été aussi optimistes qu’en ce moment :

    – Les traitements sont efficaces et peuvent même être envisagés comme moyen de prévention, donc utilisés pour prévenir une éventuelle contamination

    – les tests de dépistage rapides donnent un résultat fiable quant à une éventuelle séropositivité au VIH, dans la ½ heure

    – On sait qu’en incitant à un dépistage massif et en traitant le plus rapidement possible, on peut endiguer le flot des nouvelles contaminations…

     


    A la veille du Sidaction
    envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

     

    Et pourtant, le fric n’arrive pas, les centres de dépistage ferment leurs portes, les associations voient leurs budgets diminuer de 20 à 30%… On se surprend alors à rêver qu’un des grands pontes aux commandes de la pompe à fric soit contaminé pour s’engager vraiment contre cette pandémie… Allez, tiens, DSK séropo ! Obama séropo ! Sarko séropo ! Tous les présidents de directoire des plus grosses banques du monde, séropos !

    Et puis, la cerise sur le gâteau, un dénommé Ali appelle pour fustiger à l’antenne les séropos qui l’ont bien cherché en ayant des rapports sexuels non protégés contrairement à lui, contaminé malgré sa volonté, lors d’une transfusion… Back to the future, on prend les mêmes qu'il ya 30 ans et on recommence…

    Sida, l’éternel retour… De l’indifférence et de la connerie humaine.

     


    9 commentaires
  • C'était hier soir et une fois de plus, les absents et les provinciaux ont eu tort...

    Allez, toutes mes condoléances grâce au tube :

    http://www.youtube.com/watch?v=YwF7qAdH0og


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