• Ordinary people - John Legend

    Bon, c'est la fermeture annuelle. On se revoit à la rentrée ?

    Je vous laisse avec les blaireaux qui applaudissent à tout rompre la libération des infirmières bulgares par Nicolas Ier, les dopés du Tour de France, le fog et le crachin... Je prends mon stock de capotes, et avec ma femme (enfin on est juste PACSé) et mes enfants, on se tire ailleurs... Et surtout n'oubliez pas, we're just ordinary people...


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  • Les sites de l'association Solidarité Sida qui organise chaque année des concerts pour récolter des fonds ont été piraté par des islamistes turcs.Ainsi, le week-end durant, les sites de solidarite-sida.org et de soliday.org affichaient une bannière avec un poing brandissant un sabre. Les pirates se revendiquent de Turkish Defacer, une mouvance islamique. (source Novapress)

    D'après mes informations, les pirates turcs voulaient seulement exprimer leur contentement, voire leur jubilation, quand à la reformation du groupe Trust pour l'occasion. Le poing et le sabre, c'est juste la façon orientale de reprendre "antisocial, tu perds ton sang-froid"... Pas de quoi trucider un cochon.

    Et puis, avant de rejoindre les 70 vierges, nombreux sont les martyrs qui citent une dernière fois Bernie Bonvoisin avant d'aller tafer: "Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale.... Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle".


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  • (...) Quelques idées reçues persistent néanmoins dans ces populations, quant aux modes de transmission du VIH. Bien des personnes interrogées considèrent ainsi, à tort, que la transmission est possible par piqûre de moustique (32,8%) ou en embrassant une personne contaminée (24,4%). Et plus de 21% craignent d'être hospitalisées dans le même service qu'une personne séropositive. Enfin, près de deux déclarants sur dix sont persuadés que le virus du SIDA peut se contracter dans les toilettes publiques. En quelques années donc, de réels progrès ont été accomplis. Mais il reste du chemin (...) Source : INPES, 28 juin 2007

    A ces inquiétudes, je rajouterais la fameuse paranoïa de la seringue infectée sous les sièges du RER ou du cinéma... Cette rumeur, en passe de devenir une légende urbaine, vieille de quasi 25 ans (on l'entend depuis le début de l'épidémie) entend bien reléguer la fameuse rumeur d'Orléans avec ses cabines d'essayage téléportant leurs occupantes vers la prostitution, au rang du canular de potaches. Il y a toujours un élève qui sait, qui a entendu, à qui on ne la fait pas... à chaque fois, je continue d'en démonter les mécanismes mais un sceptique patenté va continuer à la véhiculer, donc à la faire vivre... C'est bien connu, on a tous, l'ami d'un ami qui avant de se taper l'ours, s'est fait piquer dans le RER et a contracté le VIH ou l'hépatite C.

    Derrière cette rumeur, on retrouve toujours les mêmes mécanismes de défense face à la pandémie : la négation de l'existence d'une contamination sexuelle et surtout cette notion de victimisation, où la personne a subi la contamination comme on subit une agression, c'est à dire par la faute d'un autre. Rares sont ceux qui s'estiment acteurs de leur contamination. Logique.

    Le plus gênant, c'est que cette rumeur invite à la discrimination des toxicos. En effet, la seringue infectée a été volontairement placée par l'insociable de service qui se défonce pour se venger de la société !!! Le sida a souvent servi d'alibi pour couvrir la chasse aux toxicos, soit pour les virer des squares, véritable sanctuaires familiaux, avec les autres indésirables, célibataires forcément pédophiles, SDF et jeunes à chiens, soit pour nettoyer un quartier et le rendre plus attrayant en terme de valeurs immobilières. A chaque fois, à la prévention, on préfère la répression et la relation de proximité mise en place par les associations d'aide aux usagers en prend un bon coup dans l'aile. Franchement, je ne connais pas de gamins qui jouent au docteur avec des seringues infectées dans les squares sans parler à leurs parents de leur drôle de découverte...

    En 25 ans d'épidémie, je n'ai jamais rencontré un seul quidam contaminé de cette manière. Il faut qu'il y ait injection de sang pour risquer une contamination et je vois mal une seringue remplie de sang, de surcroît infectée, attachée à un siège du RER ou d'un ciné, avec un système qui provoquerait l'injection au moment où l'usager innocent poserait ses fesses sur le siège... Moi, j'appelle ça du MacGyverisme... Alors, au ciné, vous pouvez sucer tranquillement votre esquimau, sans passer la main sous vos fesses toutes les dix secondes pour vérifier la présence ou non d'un objet contondant. Bon film.

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  • C'était avant la fameuse loi sur le port du voile à l'école, ou bien dans un établissement où celle-ci n'était pas appliquée à la lettre, je ne me souviens pas très bien. Par contre, j'ai bien en mémoire les visages de ces trois jeunes filles qui ne voulaient pas entendre parler de sexualité, en pleine période de ramadan, et qui avaient, pour montrer symboliquement leur hostilité, relevé leurs voiles et couvert leurs oreilles.

    Qu'importe. Plutôt que les inviter bêtement à sortir, je m'étais dit qu'elles pourraient toujours entendre une partie de l'intervention et y prendre ce qu'elles voulaient. Comme la classe était peu réactive, j'ai proposé les « petits papiers » : les élèves posent une question anonyme par écrit et nous tentons ensemble d'y apporter une réponse.
    J'avais repéré le papier à gros carreaux utilisés par les trois jeunes filles et j'ai pu facilement les identifier :
    « Peut-on être « déviergée » par derrière ? »
    « Pourquoi la sodomie donne des grosses fesses ? »
    « Peut-on attraper le sida par les fesses ? »

    Sodomie et virginité, les frères ennemis de la religion, l'association lubrique qui fait que probablement les nuits des croyants sont plus lubrifiées que leurs jours, surtout du côté de l'Orient... Derrière tout ça, émerge la question de la vraie définition de la virginité. Une fille peut-elle être considérée comme encore vierge si elle pratique la sodomie ? Ou la fellation ? La virginité se limite ou pas au caractère intact de l'hymen ?...

    Les élèves sont souvent partagés sur la question, toutes confessions confondues. En tout cas, celles qui se battent chapelets et ongles pour limiter la virginité à la seule pénétration du vagin, ont parfois des petites aventures anales ou buccales à cacher... Dans l'intensité du débat, ça finit toujours par transpirer et surtout ça jette un petit froid... Pour résumé, et à l'unanimité, ça se pratique au bled, mais ici, silence radio, le téléphone arabe est au abonné absent...

    Après avoir tant bien que mal régulé un débat parfois houleux, je me souviens avoir posé la question : « l'hymen d'une jeune fille vierge est-il toujours un peu ouvert ? »
    La réponse a fait l'unanimité. C'était non. L'hymen était un voile (tiens, encore là, lui), dur, fermant hermétiquement le vagin, une sorte de couvercle Tupperware assurant la fraîcheur du produit...
    J'avais imprimé quelques dessins de différents types d'hymen trouvés sur un site de gynécologie (http://www.aly-abbara.com/livre_gyn_obs/termes/hymen.html ). Je les ai fait passé en parlant de la compliance de l'hymen, de son ouverture plus ou moins importante selon les filles et de cette possibilité d'une première fois indolore et sans écoulement sanguin... Certaines étaient en état de sidération, au point de se demander si je n'étais pas rémunéré par le gros poilu aux sabots et à l'haleine de bouc pour semer le trouble dans les esprits sains. Je risquais le bûcher, frisais la lapidation. Heureusement que nous n'étions ni au Yémen, ni au Nigeria...

    Je leur ai fait part d'un témoignage d'une jeune femme qui le soir de ses noces s'était vu répudier par son mari d'importation parce que la pénétration avait été trop facile à son goût, à cause d'un hymen certainement compliant. L'acte avait provoqué des doutes quand à la véritable virginité de son épouse et le type avait demandé l'annulation de la cérémonie... Encore un mariage qui reposait sur l'amour et la confiance entre deux êtres et voué à la réussite !!

    Les trois jeunes filles écoutaient attentivement. Je le devinais à la concentration de leurs visages. J'ai proposé ensuite une séance de scénarios à laquelle, elles ont refusé de participer en s'installant au fond de la classe... On frisait l'overdose de révélations. Aussi, je les laissais un peu mariner.

    À la fin des deux heures et au moment où les élèves sortaient, je décidais de les interpeller pour leur demander leurs avis. J'ai d'abord lu l'incompréhension dans leurs yeux. Puis les doigts ont fouillé maladroitement dans les poches. Des lecteurs mp3 sont sortis et sous les voiles, j'ai distingué des écouteurs... C'est drôle quand la tradition vient masquer l'arnaque, ça démystifie le concept d'intégrisme. Le voile se faisait malin. Prises la main dans le pot de confiture, elles se sont marrés, non sans rajouter gentiment : « Merci, m'sieur, on a appris des choses ! »

    Je suis certain que les intégristes de tout bord ne vont pas tarder à demander la mise en place d'une norme ISO, certifiant la virginité et estampillée par le grand mufti, le rabbin en chef ou le pape... Avant d'épouser une femme, ils chercheront l'étiquette et comme devant la barbaque au supermerde, ils exigeront la traçabilité... Pour peu, on assistera alors à l'émergence d'un nouveau métier : éleveur de vierge.

    Pour illustrer mes propos, j'ai pris ce petit texte à la volée via google sur un forum beur (fautes comprises) :
    L. - 07/02/2006, 19h46
    Moi franchement ça m'angoisse de ne pas saigner la nuit de noce, mon mari va forcément se poser des questions. Et la belle famille qui attend de voir la tache de sang. Imagine qu'il n'y en ai pas, je me sentirai trop male.


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