• Sans alcool, la noce est plus folle

    Parler de virginité et d'hymen est devenu une vraie rengaine dans nos animations, une espèce de gimmick incontournable, définitivement acoquiné avec le mot sexualité. Les histoires, je les vois arriver en rictus sur les visages, articulées autour de l'éternelle séparation des putes souillées et des femmes pures... La dernière en date vaut son pesant de peanuts... Et de larmes.

    Le type nous raconte qu'au bled, une de ses cousines avait fait l'amour avec un garçon. Sa meilleure copine a aussitôt tout raconté à ses parents, un soir où elle était en transe (ne cherchez pas, ça ne se fume pas, ça ne se gobe pas, ça ne s'injecte pas, c'est juste une bonne dose de culpabilité très psycho active)... Les parents de la cousine ont traîné leur fille souillée au commissariat. Avec leur approbation, les flics l'ont tabassé, car tout rapport sexuel hors mariage est interdit par la loi. Puis ils sont partis à la recherche du profanateur de foufoune. Celui-là, il venait de tirer un coup, certes, mais surtout de tirer un trait sur sa vie de célibataire. Le mariage a été organisé à grands coups de babouches dans la gueule des deux amants. On n'a surtout rien dit aux frères de la cousine, juste histoire de protéger la vie du type qui avait osé franchir la barrière immaculée et pénétrer là où nul n'était allé...

    - "Voilà, Monsieur, ça se passe comme ça au bled..."
    Moi, je croyais que c'était chez MacDonald, que ça se passait comme ça... Cela dit, à bien y regarder, cette fille, c'est un peu le morceau de viande pris en sandwich entre la morale et la répression... Le narrateur, lui, il fait l'oignon, rajoute un soupçon de goût à l'immangeable, à l'indigeste... Vite, sortir de la métaphore. Rebondir. Dire. Signifier...
    - "Hum, les gars, si vous essayez cinq secondes de prendre un peu de recul par rapport à  votre culture, votre éducation, le regard de la communauté, la religion (finalement, ça faisait beaucoup pour cinq petites secondes), et que vous essayez de penser par vous-mêmes, vous ne trouvez pas que cette histoire est désespérante ?"
    - "C'est vrai que le tabassage par les flics est peut-être de trop..."
    - "C'est tout. Quel choix, elle a, cette fille ? A t-elle le droit au désir, au plaisir ? A t-elle le droit à l'erreur ? Sa première fois se conclut malgré elle par un mariage. Sa vie affective définitive est programmée par d'autres. Mieux vaut ne pas se louper sur la personne..."
    - "Ah, mais c'est comme ça. C'est une histoire de respect..."

    Le pire, c'est qu'avec ces histoires de morale à la con, les mariés n'ont même pas pu se déchirer la tronche au tord-boyaux local, pour oublier leur mésaventure. Même pas la gueule de bois, juste le vent du boulet...
    On connaissait "Mariage pluvieux, mariage heureux". On découvre "Hymen déchiré, mariée dans la foulée"


  • Commentaires

    1
    Vendredi 3 Octobre 2008 à 11:54
    c'est consternant
    mais si fréquent que même plus étonnant. Enfin, espérons qu'ils aient eu beau temps.
    2
    Vendredi 3 Octobre 2008 à 11:54
    putaise
    je fais des rimes ou je rêve?
    3
    Vendredi 3 Octobre 2008 à 11:55
    oui alors
    c'est un mélange de putain et punaise. la classe quoi.
    4
    Vendredi 3 Octobre 2008 à 12:01
    Putaise
    carte cactus, promo sur la saucisse… Jane, tu files un mauvais coton. il est temps de te marier…
    5
    Vendredi 3 Octobre 2008 à 13:43
    non non
    mon hymen est toujours chatertonné.
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