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Le vice | 27 mai 2008

- « Les meufs, Monsieur, elles ont le vice. On ne peut pas leur faire confiance. Mon oncle au bled (il s'agit de Dakar au Sénégal), il m'a dit un jour : si une femme te dit quelque chose, tu prends pour toi 10 % et tu jettes le reste... »

- « C'est vrai, il a raison. Chez nous (au Maroc), c'est pareil. Elles sont trop malines pour nous. Même ma mère le dit. Mes six frères sont tous mariés et ma mère leur dit : méfiez-vous de vos femmes. Elles ont le vice. »

- « Une femme, elle peut te mentir pendant toute ta vie et toi, tu n'y verras rien. C'est ça le vice. Ma femme, moi, je ne lui ferai pas confiance. »

Du coup, en rentrant, j'ai appelé au boulot de ma copine... pour vérifier qu'elle bossait bien. Qu'elle ne me faisait pas le coup de Jean-Claude Romand... C'est vrai, avec cette histoire de vice, vaut mieux rester sur ses gardes... Tiens, je vais planquer une caméra dans son sac à main. En tout cas, lectrice Sénégalaise et Marocaine, saches que tu es démasquée, tu as le vice...

Publié par didurban à 09:02:22 dans Verbatim | Commentaires (14) |

L'immobilité, ça dérange le siècle | 01 mai 2008

(...) « Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien »
(...)

(Léo Ferré – Il n'y a plus rien), ici pour les courageux

J'ai réécouté ça hier soir, une veille de 1er mai. Le morceau, en entier est trop long pour Blogg.org. Aujourd'hui, tout est trop long. On veut du court et du con. Et puis, je me suis dit qu'il était temps de réhabiliter Léo auprès des Djeunes. Chez ces gros bâtards que je rencontre dans mes animations. Slameur avant l'heure le Léo. Et puis, ça serait pas mal en texte d'intro, déclamé face à la classe. Ça exploserait le cadre et ça poserait le bonhomme. Bon j'éviterais d'exposer sa gueule au Léo. Avec ses cheveux blancs et longs, il ferait flipper tous mes rasés de banlieue. Pour peu, ils iraient s'imaginer que c'est un Babylone, le vioque. Tout ce qui ne leur ressemble pas est tellement suspect. Et puis faire une démo de pose de capotes après ça, ce serait beau comme un coucher de soleil sur le boulevard Saint Michel, un soir où la rue se déshabille...

« Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture. »

Publié par didurban à 16:50:54 dans Pensées partagées | Commentaires (4) |

On fait crack-crack ? | 25 avril 2008

Lu sur Libé.fr ici

GHB, trois lettres pour une drogue associée à des faits-divers. D'abord connu comme la «drogue du violeur» (il endort et occasionne des pertes de mémoire), le GHB a été récemment médiatisé dans un autre registre : le 17 avril, à Paris, un haut responsable de TF1 a alerté les secours du décès d'un homme à son domicile. Rencontrée sur le Net, la victime, âgée de 40 ans, aurait succombé à une crise cardiaque après une partie fine. Lors de la perquisition, les policiers ont trouvé de la cocaïne, du poppers (vasodilatateur apprécié pour ses qualités euphorisantes), et, plus rare, du GHB. Un cocktail à haut risque prisé, notamment, par une petite frange du milieu gay parisien.

J'aime beaucoup le concept de « partie fine »... C'est vrai, j'apprécierais qu'on m'explique où est la finesse, dans le fait de s'attraper pendant des heures, défoncés comme des cochons, tout en surveillant si la retransmission de La ligue des champions ou La méthode Cauet se déroule sans soucis techniques ?...

Publié par didurban à 09:24:51 dans La tête à l'envers | Commentaires (4) |

Boulot popo | 18 avril 2008

Entendu sur Inter à propos des crèches d'entreprises :

"En général, je rentre trop tard le soir pour voir mon bébé. Là, j'en profite en fin d'après-midi, je descends entre deux réunions pour le voir un peu..."

Hé mec, réveille toi ! Il ne te viendrait pas à l'idée que tu pourrais aussi moins bosser ?

L'esclavagiste déguisé pour l'occase en nounou, lui, est content : "ça diminue fortement le taux d'absentéisme dans l'entreprise"...

Bon allez, chéri, rend le BlackBerry de papa. Sinon, tonton patron va descendre pour te sucrer ton bib supplémentaire et tes RoToTos du vendredi...

Publié par didurban à 09:26:31 dans Pensées partagées | Commentaires (8) |

Droite dans les bottes. Bancale dans les capotes. | 16 avril 2008

Le RER me dégueule avec la horde d'esclaves du pouvoir d'achat, aux yeux boursouflés par le sommeil, qui m'accompagnent dans une banlieue du sud de Paris, cossue, propre et sicavée des caves aux greniers... Pas une cloche dans la rue piétonne, pas un attroupement de jeunes devant les établissements scolaires, pas un chewing-gum qui ferait de la résistance, accroché aux pavés... Les mecs marchent vite, le portable vissé à l'oreille. Les femmes roulent doucement entre dépose-chiards et shopping matinal. Tout baigne. J'ai RDV pour une formation d'adultes que je co-anime sur le thème du «comment parler sexualité aux ados ?», un bon fourre-tout d'outils et de pratiques pour faire le tour du caleçon et du string de ces futurs adultes qui nous inquiètent tant.

Le groupe est composé de parents d'élèves, exclusivement des femmes, qui ont décidé d'investir le lycée de leur progéniture pour y installer une structure d'écoute... Pourquoi pas ?  Le projet est largement soutenu par le maire UMP de la ville, qui voit dans cet engagement familial, l'assurance que la morale sera sauve. C'est vrai, on imagine difficilement des parents d'élèves choisis sur des critères plutôt conservateurs, témoigner de leurs diverses expériences de fumette, défendre le droit à l'avortement et inviter Act-Up à un zap pour répondre à des actes homophobes. Histoire de les instrumentaliser un peu plus, il nous a même envoyé sa première adjointe pour nous faire la retape en introduction de la formation... Sortez les violons.
La "De Panafieu" locale tente d'abord de nous flatter l'ego en vantant les qualités internationales de notre savoir... Ni plus, ni moins ! Au passage, elle nous projette le diaporama de ses voyages cinq étoiles, tout en soulignant son profond désir de développer la prévention du sida au Chili, en Afrique du sud et même au Burundi (ne soyons pas radins). Les séropos de ces pays seront donc ravis d'apprendre qu'enfin, ils vont pouvoir découvrir ce qu'est une capote...

Et puis, elle se tourne vers sa bande de missionnaires patronnesses et les remercient de leur sens du devoir, de leur engagement (qui ne coûtera pas une thune à la mairie), et de cet exemple magnifique de solidarité qu'elles donnent aux autres concitoyens. Pourquoi aller chercher des travailleurs sociaux, parfois un rien gaucho, quand on peut faire le boulot nous-mêmes, entre gens de bien, hein, je vous le demande ?

«Sur ce, je vous laisse travailler et je vais visiter nos crèches, qui sont d'un cââlme, mesdââmes, qui prouve bien la quââlité de vie dans notre petite ville». On n'est pas chez les sauvages, ici.

Ben voilà, on s'est regardé. On avait 3 jours pour apporter une réflexion sur les pratiques d'un groupe de bénévoles, femmes au foyer, qui avait répondu à un appel municipal comme on irait au patronage, qui se préparait à recueillir la parole des ados sans cadre, sans réflexions, sans le soutien du proviseur et l'infirmière scolaire, sans expérience, et des connaissances sur la sexualité et les conduites addictives limitées à ce que leur laissait entrevoir leurs propres ados et google... Quand je vois les problématiques soulevées à chacune de nos interventions, je me dis que les élus sont non seulement irresponsables mais aussi de vrais assassins. Je ne remets pas en cause l'implication de ses femmes et la belle énergie dont elles font preuve mais je doute fort que l'adjointe au maire soit aussi dithyrambique à leur sujet en cas de dérapage... Un gros raté avec un ado sur le thème de la sexualité dans un lycée, ça peut vous valoir la une du Parisien et vous faire perdre une élection, ça...

Publié par didurban à 12:39:01 dans Prévention | Commentaires (2) |

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Sous le masque

Monsieur sexuel... Il n'y a rien de présomptueux dans le choix de ce titre. N'y voyez pas non plus une quelconque référence au Doc des ondes radios. J'ai été ainsi baptisé par des élèves que j'avais eu en séance de prévention sur le thème de la sexualité et les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) dans un lycée pro de Bagnolet. Je les ai croisé une semaine après l'intervention alors que j'étais avec mon fils dans sa poussette. Ils se sont mis à hurler en pleine rue : "Mr Sexuel, Mr Sexuel... il vous reste des capotes." Puis en s'approchant tout en fixant mon fils : "Ah, on peut dire que les capotes, vous ne les utilisez pas trop, vous !" Quel vieux con a dit que les jeunes manquaient d'humour ?

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Lisabuzz.com parle de Dr Kpote et Mr Sexuel : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Dr Kpote et Mr Sexuel, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Didurban mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Dr Kpote et Mr Sexuel et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com

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