EllaOne, la "pilule du surlendemain", sera présentée en exclusivité mondiale lors du 8e Congrès européen de la société de gynécologie à Rome, du 10 au 13 septembre 2009. Efficace jusqu'à 5 jours (durée de vie des spermatozoïdes) après la prise de risques, elle devrait rapidement rendre caduque son ancêtre le Norlevo, à l'efficacité limitée à seulement 3 jours.
Il est prévu qu'elle soit disponible uniquement sur ordonnance, histoire de brosser dans le sens du crucifix les conservateurs de tout bord et montrer que les épiciers de la morale restent ferme face à la chienlit post-Woodstock qui copule et avorte à tout va, mais parions que nous saurons monter au créneau en temps voulu pour faire changer cette décision absurde.
Non. Ce qui me dérange le plus, c'est que les médias la vendent déjà sous l'étiquette accrocheuse de "pilule du surlendemain"… Déjà qu'on se battait contre le terme de "pilule du lendemain"… J'imagine très bien les lycéennes décompter sur leurs petits doigts atrophiés par les touches de leur mp3-portable-myspace-fessebook, les fameux deux jours après le rapport, avant de se rendre au planning. Pourquoi ne pas parler simplement de contraception d'urgence? Je pense que c'est suffisamment clair même si ça titre moins bien sur Google.
"La pilule du lendemain", ça ne voulait déjà rien dire. Pourquoi attendre le lendemain matin pour réagir, quand on a fait l'amour au réveil, sans préservatifs et moyen de contraception, hein ? Tout ça relevait déjà d'un conformisme absolu qui sous-tendait qu'on ne pouvait faire l'amour que le soir. Et le petit coup du matin, dans le bus scolaire ou les chiots du lycée, on n'en fait quoi ?
Que celle qui n'a jamais connu le frémissement du clito au chant du coq, ou celui qui n'a jamais vécu, un rien ému, le double lever de la trique et du soleil me jette le premier pilulier.
Alors, coït du matin, chagrin ?
Publié par didurban à 15:55:18 dans Pensées partagées | Commentaires (3) | Permaliens
Jusqu'à cette après-midi là, aborder le thème de la sexualité face à un public de jeunes filles mineures ne m'avait jamais posé de problème. J'y allais la fleur au fusil, sûr de mon fait, en vieux routard de l'animation, après l'ultime vérification du bout de salade coincé entre les dents et la braguette bien fermée. Au téléphone, pour mon animation dans ce foyer ASE pour jeunes mineures, on m'avait averti que la plupart de ces filles avaient une histoire chargée, et pour certaines, en lien avec la sexualité, que certaines allaient probablement tenter la carte de la séduction dans cet espace ou peu d'hommes étaient conviés. J'ai toujours fait en sorte de ne jamais laisser la moindre ambigüité s'installer entre le groupe et moi, sur un sujet qui se veut très sensible. Le contraire serait inconcevable et indéfendable.
La directrice, fraîchement descendue de son mirador, m'attendait de pied ferme dans le couloir.
- Ah, non, ce n'est pas possible, j'avais demandé une femme…
Je venais de franchir la porte et les jeunes filles me dévisageaient comme un virus grippal passé au détecteur de chaleur, la mère sup m'ayant sauvagement repoussé dès mon apparition dans la maison. Son visage s'est immédiatement fermé et j'avais l'horrible sensation d'être Tony Curtis ou Jack Lemmon dans "certains l'aiment chaud", surpris la perruque de travers au milieu d'un orchestre de pin-up en bikini.
- Heu, merci pour l'accueil. Nous pourrions peut-être débattre de ce léger problème en aparté.
- Mais je n'ai rien à cacher à mes filles…
La mère maquerelle surveillait donc "sa" progéniture… Visiblement, pour une professionnelle de l'accueil social, son attitude manquait d'empathie pour les visiteurs masculins.
- Pourtant vous deviez être au courant puisque j'ai eu la psy au téléphone cette semaine. Je propose qu'on pose la question aux filles pour voir si le fait que je sois un homme les gêne vraiment, ou pas.
Nous avons donc réuni la quinzaine de pensionnaires de l'établissement, non sans mal, les choses ayant plutôt mal démarrées. Je leur explique alors que je ne suis pas là pour les questionner sur leur propre sexualité, ni pour faire la promotion de la mienne. Que nous allions parler du rapport à l'autre, des IST… le laïus habituel.
Elles ont accepté du bout des lèvres et petit à petit, au fil des deux heures, elles ont baissé la garde et ont posé des questions, parfois très précises, suggérant leur vécu.
A la fin de l'animation, plutôt que de sauter sur mon scooter et mettre de la distance entre ce foyer et mon existence, je décidais d'affronter une nouvelle fois le dragon.
- La manière dont vous m'avez accueilli et présenté au groupe est inadmissible.
- Si vous avez été déstabilisé, c'est votre problème personnel, pas le mien.
Le débat commençait par sérieusement s'envenimer lorsqu'elle a finit par me lâcher :
- Seule une femme peut parler de sexualité féminine avec des femmes…
Je me suis levé, le poing en l'air en criant "mon vagin m'appartient" et je suis parti. Il n'y avait plus rien à dire. Cette féministe à l'ancienne profitait de son statut pour régler ses comptes avec les mecs et je n'avais pas envie de payer l'addition. J'ai une pensée tout de même pour l'équipe éducative qui m'a semblé en désaccord avec elle et surtout pour les pensionnaires de l'établissement qui auront bien du mal à se reconstruire dans l'antre du dragon.
Publié par didurban à 15:41:38 dans Prévention | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par didurban à 11:56:15 dans Action | Commentaires (2) | Permaliens
La ville de Paris innove dans la lutte contre le sida en nous présentant le préservatif comme le meilleur ami de l'homme et de la femme.... Une fois de plus cette campagne ne me parle absolument pas. Le préservatif en laisse... On cible donc uniquement les pratiques SM ?! J'imagine que Delanoë s'est lancé dans la récup' des anciennes moto-crottes de Jacques pour les customiser en ramasse-sperme. Et puis, n'oublions pas que ce qu'on demande à un chien, qu'il soit bien lubrifié ou pas, c'est "cherche" puis "rapporte"... Alors avec les IST...
Publié par didurban à 15:47:50 dans Prévention | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par didurban à 22:13:02 dans Action | Commentaires (4) | Permaliens
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Lisabuzz.com parle de Dr Kpote et Mr Sexuel : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Dr Kpote et Mr Sexuel, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Didurban mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Dr Kpote et Mr Sexuel et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com
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