• Ordinary people - John Legend

    Bon, c'est la fermeture annuelle. On se revoit à la rentrée ?

    Je vous laisse avec les blaireaux qui applaudissent à tout rompre la libération des infirmières bulgares par Nicolas Ier, les dopés du Tour de France, le fog et le crachin... Je prends mon stock de capotes, et avec ma femme (enfin on est juste PACSé) et mes enfants, on se tire ailleurs... Et surtout n'oubliez pas, we're just ordinary people...


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  • Les sites de l'association Solidarité Sida qui organise chaque année des concerts pour récolter des fonds ont été piraté par des islamistes turcs.Ainsi, le week-end durant, les sites de solidarite-sida.org et de soliday.org affichaient une bannière avec un poing brandissant un sabre. Les pirates se revendiquent de Turkish Defacer, une mouvance islamique. (source Novapress)

    D'après mes informations, les pirates turcs voulaient seulement exprimer leur contentement, voire leur jubilation, quand à la reformation du groupe Trust pour l'occasion. Le poing et le sabre, c'est juste la façon orientale de reprendre "antisocial, tu perds ton sang-froid"... Pas de quoi trucider un cochon.

    Et puis, avant de rejoindre les 70 vierges, nombreux sont les martyrs qui citent une dernière fois Bernie Bonvoisin avant d'aller tafer: "Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale.... Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balle".


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  •  Salut à toi - Berurier noir

    « Une vie contraceptive commence vers 15 ans et finit vers 40-45 ans... Vu la durée, on peut donc concevoir qu'il y ait des erreurs, des oublis, des moments où l'on passe au travers... » Cette introduction au reportage « Avortement, une liberté fragile » que j'ai vu l'autre soir sur France 5 est intelligente, car elle pose les vraies difficultés de la contraception dans son quotidien, sans rentrer dans l'éternel débat du « pour ou contre l'avortement ».

    Le reportage a magnifiquement montré les interrogations, la culpabilité, les angoisses de ces femmes qui choisissent d'avorter mais aussi de celles ou ceux qui pratiquent l'IVG. Contrairement à ce que pensent les nouveaux croisés de SOS Bébés et consort, ce n'est pas parce qu'on a légalisé l'avortement que les femmes le font de gaîté de cœur ou par facilité...
    C'est un droit chèrement acquis. Une gynéco de la génération d'avant 68 raconte les fœtus à même le sol, les hémorragies, les suicides... Elle argumente : « une femme qui ne veut pas d'enfants n'en aura pas, et elle fera tout pour avorter, au péril de sa santé ».
    Pourtant, de moins en moins de soignants acceptent de le pratiquer, de plus en plus de médecins, pharmaciens et leader d'opinion y vont de leur morale et les mouvements pro-vie n'ont jamais été aussi forts. Une conseillère conjugale du planning de Marseille, disait qu'on a fait d'un droit, un passe-droit et que l'air de rien, on fait comprendre aux femmes qu'elles ont de la chance de pouvoir encore interrompre leurs grossesses non désirées !

    Dans mes interventions, j'ai parfois la sensation de lister un peu froidement tout ce que les jeunes filles peuvent mettre en place pour éviter une grossesse : les préservatifs, la pilule, la pilule du lendemain, l'IVG médicamenteuse ou non. Comme si c'était facile, comme une notice à suivre...
    Mais la réalité est plus complexe que ça. Il y celles qui dépassent le délai légal, parce qu'elles ont quand même leurs règles, parce qu'elles angoissent tellement qu'elles mettent du temps à réagir, parce qu'on les culpabilise, parce que les listes d'attente augmentent, parce que les places sont chères, parce qu'elles sont mineures et que les anesthésistes hors-la-loi demandent des autorisations parentales... Il y a celles qui ont subi leur relation sexuelle, celles qui ont été larguées entre temps, celles qui ont déjà suffisamment de mômes, celles qui sont trop jeunes, celles qui craignent le courroux familial, celles qui ont essuyé une fin de non-recevoir de la part de leur compagnon qui s'en lave les mains, celles qui n'ont pas envie d'avoir d'enfants tout simplement...

    Que dire du témoignage édifiant de cette femme à qui le médecin a montré les « belles » échographies qu'elle ne voulait pas voir, a fait écouter le cœur du fœtus contre sa volonté et a signifié qu'après une bonne nuit de sommeil, sa décision aurait changé !!
    Nombreux sont les témoignages d'une liberté, d'un droit qui est remis en cause insidieusement. Pour l'instant, on n'interdit pas l'avortement, mais on limite considérablement son accessibilité. Et puis, surtout, on juge de plus en plus. Les classes suivent le mouvement, les élèves étant bien souvent le reflet des idéaux familiaux...

    Beaucoup de jeunes que je rencontre sont contre l'avortement, et les raisons religieuses sont le plus souvent invoquées. Ils sont formatés pour accueillir la vie et ceci uniquement lors de relations officialisées par le mariage... On fait fi des « erreurs » de jeunesse ou pas, des premières fois balbutiées, des oublis, du désir... On se doit de les enterrer au plus profond de sa honte et ceux ou celles qui se font prendre sont radiés de la famille, virés du cercle, satellisés comme des déchets qu'on ne veut pas enterrer ou incinérer, car toxiques pour la terre nourricière...

    En 72, au moment du procès de Bobigny, un slogan disait « mon vagin m'appartient ». Ce vagin, Sarkozy l'a confisqué à nouveau en fustigeant les années 68 et en nommant Boutin dans son gouvernement...

    Nous aurons, tous, bientôt, à redescendre dans la rue pour défendre le droit à l'avortement au nom des 343 salopes et des milliers qui ont suivi. Mais attention, car en face, il y aura des chouans, des chanteurs de cantiques en latin, des crânes rasés, des testicules barbues, des jupe-plissée-queue-de-cheval, leurs jockeys en soutanes, des poussettes piégées, des chiards hurleurs, des texans et leur troupeau de veaux. Et je reste intimement persuadé que c'est aussi un combat d'hommes... On ne vous laissera pas tomber les filles.


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  • Ce matin, je me suis connecté sur bloggland pour lire d'éventuels comms sur mon blog. Sur le Réactor, un seul blog se traînait. Je vais voir par curiosité et je tombe sur le site d'une jeune ingénue qui parle de ses fantasmes, perversions, envies, désirs, des pipes de ses copines et des mains baladeuses de ses cousins... Pourquoi pas ? Le net est fait aussi pour ça et chacun doit rester libre de publier ce qu'il veut. Sauf que... Ce matin, elle a écrit un post sur un viol collectif à Grigny. Elle relate les faits, chirurgicalement, autrement dit froidement. Et puis, je lis son propre com à son texte (et oui, faut bien faire un peu d'auto-promo pour exister) et je lis : de Julie75016 : les tournantes en banlieue me font fantasmer...

    Vu le pseudo de cette ado (j'ose espérer que c'est une ado) en mal de sensations, la banlieue doit être une lointaine contrée peuplée de tribus hostiles, où l'on parle de drôles de dialectes et où on se promène à poil sous le pagne devant sa case. Folklorique, quoi. Un peu comme au Club.

    Mais là où mon sang ne fait qu'un tour, c'est quand elle signifie que les viols collectifs la font fantasmer !! Moi, je veux bien qu'on imagine toute sorte de délire pour assouvir ses envies, genre « je suis à poil dans le métro » ou « un maître me commande par SMS », mais faire l'apologie des tournantes, ça, je ne peux pas. Sur le terrain, on se bat toute l'année pour débanaliser des actes criminels qui deviennent presque quotidiens. Et une petite bourge de merde se met à rêver qu'une bande de nerveux des cités l'éclate dans une cave. Elle cautionne donc leurs agissements.

    Relis le bouquin de Samira Belil. Passe un coup de fil au siège de NPNS, écoute les histoires vraies de celles qui ont subi le pire et surtout sors de ton ghetto pour dealers d'actions et obligations. Oublie tes fantasmes à la con et fais toi attacher au plumard ou au 4x4 de papa si tu veux, mais n'oublie pas que faire l'apologie des tournantes, c'est se rendre complice d'un viol collectif et ça, ça relève des assisses. Merde.


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  • Retour sur terre. Lundi, j'étais dans un lycée au cœur des lignes ennemies, chez les libéraux bouffeurs de terre battue et fumeurs de green, à Saint-Cloud. Une jeune fille arbore un tee-shirt sur lequel, elle a écrit nerveusement à la main, mal calligraphiée : « J'ai honte d'être française. Anti-sarko ». Elle se fait chahuter par les autres, mais elle assume, fière. La prof lui signale qu'elle n'a pas le droit, normalement, de faire part de ses opinions politiques dans le cadre du lycée. Elle lui signale gentiment, voire complaisamment. Moi, je la trouve courageuse et je lui dis. Son geste symbolique a tout du chant du cygne. Un rien désuet. J'ai fait mes interventions sans états d'âme, un rien comateux. Et puis, je leur ai filé des capotes aux fils et aux filles de Sarkozystes. Histoire d'éviter qu'ils se reproduisent...


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