• D'abord, sur les conseils d'un pote qui s'esclavait comme une bourrique à la hotline, j'ai choisi Club-Internet. ça fait un bail...

    Puis un jour, sans rien me dire, j'ai découvert un "Neuf" devant le logo de mon provider. Ils s'étaient maqués sans m'inviter.

    Aujourd'hui, les dealers m'envoient un mail suçeur de fidélité où SFR colle au cul du Club. Je serais donc sous contrat avec Neuf-CI-SFR...

    Je me demande s'il mette des capotes tout ces gens avant de s'enfiler...

    "Nous vous remercions de la confiance que vous nous accordez et vous assurons que votre satisfaction reste au cœur de nos priorités." Qu'ils disent.


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  • Photo Act Up Paris

    En matière de message militant, j'ai enfin flirté avec les frontières de mes limites. Il fallait bien que ça arrive un jour après m'être fait gazer devant l'Assemblée Nationale et sataniser par les commandos anti-IVG. Les slogans souvent recyclés en fonction des patronymes des gouvernants ne sont pas toujours des plus fins ("ta réforme, tu sais où on se la met", par exemple) mais je n'ai jamais rechigné à joindre ma voix à celle de la grogne collective. Lors de la manif organisée par Act-Up le 1er décembre, il m'est arrivé de porter à bout de bras des panneaux aux slogans aussi définitifs qu'extravagants comme "Prisonniers, nous sommes la gauche" ou "Nous sommes toutes des lesbiennes séropositives". Qu'importe qu'un membre de ma famille m'aperçoive au JT d'Arvor (désormais synonyme d'antan), puisque la cause valait le blâme, le risque de se voir déshérité. Mais, hier, en me rendant sur le site de l'association, j'ai compris que le soir du 4 octobre, je n'aurai pu en être (ici)
    Le Banque Club réserve ses soirées au bareback !
    " Ce samedi 4 octobre 2008, le Banque Club, backroom du 8ème arrondissement de Paris, avait réservé ses locaux pour l'organisation d'une soirée "bareback" dédiée au sexe sans capote. C'est la première fois qu'une telle soirée est organisée dans un établissement gay de la capitale. En réaction, une quinzaine de militantEs d'Act Up-Paris ont zappé ce soir le Banque Club, aux cris de "complice du sida", "non au bareback business", "ici la vie d'un pédé ne vaut rien".


    "Chaudasses en colère"... Comment, par exemple, expliquer ce type d'action à mes enfants ?
    - Papa t'étais où hier soir ?
    - Ben, je chaudassais gravement devant un backroom qui organise des soirées bareback... Évite quand même d'en parler à ton instit', ça pourrait jaser...

    De plus, et au-delà du ridicule by night, je ne suis pas complètement d'accord avec la position d'Act Up. Informer, prévenir, oui. Chaudasser jusqu'à l'hystérie, non. Je considère que la pratique du bareback est un choix personnel. Il convient, par contre que ce soit un choix éclairé. Et c'est là que les animateurs de prévention ont leur rôle à jouer, dans celui d'informer les jeunes sur ces pratiques à risques et non de bêtement les interdire. La prévention repose sur le dialogue sans jugement. C'est un fondement pour avoir une prise aussi infime soit-elle avec les personnes concernées et tenter d'apporter une réflexion sur des pratiques aux conséquences parfois dramatiques...

    Je préconise donc, pour les soirées bareback, le port du gilet jaune fluorescent et l'obligation de placer devant le backroom un triangle de pré-signalisation afin d'avertir les autres du danger. Certes un petit peu refroidie, ce matin, la chaudasse. Mais vigilante.


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  • Benoît XVI réitère sa condamnation de la contraception
    Le pape Benoît XVI a réitéré vendredi la condamnation par l'Eglise catholique de la contraception à l'occasion du 40e anniversaire de l'encyclique controversée "Humanae Vitae" de Paul VI qui avait fermé la porte à toute évolution sur le sujet. En juillet dernier, des groupes de catholiques contestataires du monde entier avaient marqué l'anniversaire d'"Humanae Vitae" par une lettre ouverte au pape réclamant son abrogation. Cette lettre, qui accusait notamment l'Eglise d'avoir favorisé l'épidémie de sida par son refus du préservatif, avait provoqué une vive réaction du Vatican. Son porte-parole Federico Lombardi avait déclaré que la lettre ouverte était "une propagande payée en faveur de l'usage des contraceptifs".
    http://www.e-llico.com/

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  • Ça y est ! Le Dr a fini de repasser sa blouse. Je viens de ranger mes tongs, de faire l'inventaire de ma trousse et j'attends mon prochain ordre de mission, probablement pour un de ces coins reculés du 93 où même les ONG ne foutent plus les pieds. Cette nuit, je me suis réveillé en sueur, avec le flow d'un mauvais tube de R'n'B dans les oreilles et une vieille odeur de latex dans le blaze... Avant d'embrasser, peut-être pour la dernière fois, ma compagne et mes enfants, ce matin, j'ai tenté de tirer le bilan de la saison dernière. Du coup, je me suis fixé de nouveaux objectifs de rentrée que je me suis collé dans le cerveau comme des magnets sur le frigo :
    - Je vais soigner ma coupe de cheveux. Le jeune est sensible à une bonne coupe. Il faut que je trouve l'équilibre parfait entre le crâne rasé de l'Est et les mèches balayées de l'Ouest... Un petit côté Yazoo, à l'ancienne, quoi...
    - Je vais tourner à la Kétamine. Histoire de leur montrer qu'il n'y a pas que le bédo dans la vie.
    - Je vais m'astiquer le bois, comprendre faire reluire mon outil de travail pour une présentation impeccable.
    - Je ne vais pas me laisser emmerder par les intégristes de tout bord et j'aurais toujours sur moi de l'ail et du jambon pour les éloigner.
    - Je vais tester toutes mes capotes pour être certain qu'elles ne sont pas trouées et je les remettrai dans leur emballage après les avoir lavées.
    - Je vais prendre RDV pour un toucher rectal, histoire de faire une révision de la prostate. Y'a rien de pire que de d'avoir envie de pisser en face d'une classe toujours prompt à se moquer d'un vieil incontinent.

    Ben voilà, y'a plus qu'à...


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  • Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, profite de la réorganisation des services de renseignement pour permettre le fichage de la santé et de l'orientation sexuelle de certains citoyens. Désormais, les services de police pourront enregistrer des données sur l'homosexualité d'une personne, ainsi que son statut sérologique. Ces données seront traitées par la direction centrale de la Sécurité publique. En effet, dans le Journal officiel du mardi 1er juillet, un décret relatif au nouveau fichier de renseignement «Edvige» (pour Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) offre désormais la possibilité de mentionner «la santé et la vie sexuelle» de certains citoyens, ce que, jusqu'à présent, le service des Renseignements généraux n'était pas autorisé à faire. Détail troublant: Michèle Alliot-Marie avait souhaité que ce décret ne soit pas publié au Journal officiel, avant de devoir faire machine arrière, suite aux protestations de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), organisme créé pour prévenir toute dérive informatique dans l'utilisation des données personnelles. Dans son avis du 16 juin publié au Journal officiel, la CNIL a émis des «réserves» sur la collecte de telles données en vue de constituer un nouveau fichier de police. Par ailleurs, après la publication du décret, la CNIL a renouvelé certaines réserves dans un communiqué de presse en date du 2 juillet. Concrètement, ce décret prévoit que la santé ou la vie sexuelle « peuvent être enregistrées [...] de manière exceptionnelle » pour « des personnes [...] ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, économique ou syndical ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif », ainsi que pour des «individus [...] susceptibles de porter atteinte à l'ordre public», mais aussi pour des «enquêtes administratives [...] pour déterminer si le comportement des personnes [...] est compatible avec l'exercice des fonctions ou missions envisagées». La CNIL avait souhaité que le décret «définisse explicitement la nature des données [dites sensibles, parmi lesquelles figurent la santé et la vie sexuelle] qui seraient susceptibles d'être enregistrées [...] et précise, en outre, que lesdites données ne pourront être enregistrées que dans la stricte mesure où les finalités du traitement l'exigent». Or cette recommandation n'a pas été prise en compte. Dans son communiqué de presse, La CNIL a d'ailleurs «regretté que la possibilité de collecter désormais des informations relatives à la santé et à la vie sexuelle des personnes ne soient pas assortie de garanties suffisantes». Elle a ajouté qu'elle «sera particulièrement vigilante sur ce point et utilisera son pouvoir de contrôle pour s'assurer du caractère exceptionnel de l'enregistrement de ces données dans le fichier».

    Heureusement, on peut faire confiance à Alex Türk, président de la CNIL, et à sa vigilance devant les bonnes idées de ses potes de droite...

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